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"Le Renard et le Buste"

 

 Jean de la Fontaine

 

 

 

 « Les grands, pour la plupart, sont masques de théâtre ;

Leur apparence impose au vulgaire idolâtre.

L'âne n'en sait juger que par ce qu'il en voit.

Le renard au contraire à fond les examine,

Les tourne en tout sens; et quand il s'aperçoit

Que leur fait n'est qu'une bonne mine,

Il leur applique un mot qu'un buste de héros

Lui fit dire fort à propos.

C'était un buste creux, et plus grand que nature.

Le renard, en louant l'effort de la sculpture :

" Belle tête, dit-il, mais de cervelles point."

Combien de grands seigneurs sont bustes en ce point ! »

 

 

 

 

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Associations et institutions

Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /Mars /2007 06:54

Que de monde à la Vente 2007 !

Vous n'avez pas voulu manquer le rendez-vous à la mairie de Saint-Mandé (94)ces samedi et dimanche 3 et 4 mars autour des Amis des Rayons de Soleil !

Vous êtes venus nombreux par amitié et solidarité !

Et ce fut une réussite humaine et matérielle grâce à une mobilisation toujours aussi forte et au souci permanent des anciens d'accueillir les "nouveaux" !

Merci à tous. Consultez quelques souvenirs dans notre espace "album photos"...

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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 14:51

"Sortir de la confusion mentale autour des questions de solidarité"
Actualités sociales hebdomadaires (ASH)

 

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Vendredi 15 décembre 2006 5 15 /12 /Déc /2006 07:26

La passion d’éduquer

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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /Nov /2006 10:10

Les Amis de l'Eau vive et Musikovent ont tenu une conférence de presse afin de présenter Crescendo 5 pour la sortie officielle de leur album

 

 

 

Crescendo est porté par une volonté artistique ouverte sur la création, le social.

Imagination, création, solidarité, justice, partage, écoute, dignité et respect sont les maîtres mots de Crescendo dont l'écriture des chansons est le moteur. 

C'est la rencontre de jeunes de 11 à 16 ans et de professionnels de la musique. Le travail de composition, d'écriture, de répétition et d'enregistrement effectué ensemble a permis de vivre de façon concrète, les différentes étapes de la création musicale.

La richesse des mots, la générosité des voix, la qualité des arrangements donnent un sens profond à Crescendo.

 

Beaucoup de joies et d'émotions lors du "show case" des artistes de Crescendo.

Un grand merci

Si vous avez raté la sortie officielle de l'album vous pouvez voir "Crescendo 5" 

en concert le 26 novembre 2006 à 17h30

au Portail Coucou - Place Coucou - 13300 Salon de Provence
Entrée libre.

Site officiel de Crescendo : www.musikovent.org/crescendo/

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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /Mars /2006 18:00

A la Une - France  14/03/2006 Journal « La Croix »

 

L'inquiétude des jeunes pour l'avenir

Alors que les étudiants et lycéens se mobilisaient une nouvelle fois, mardi 14 mars, contre le contrat première embauche (CPE), trois sociologues analysent pour "La Croix" les ressorts de ce nouveau mouvement

 

 

Des CRS interdisent l'entrée dans l'université de la Sorbonne, mardi 14 mars à Paris (photo Coex/AFP).

 

La Croix : Les jeunes d’aujourd’hui sont-ils plus touchés par la précarité que leurs aînés ?

Michel Fize, sociologue au CNRS  : « Parler d’une génération précaire n’est pas la plus juste expression car cela fait longtemps que les clignotants indiquent une dégradation de la condition d’entrée des jeunes dans la vie active. La précarité a maintenant trente ans d’âge. Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas une surprise. J’y vois l’exacte répétition du mouvement contre le contrat d’insertion professionnelle (CIP) d’Édouard Balladur en 1994. Les étudiants ne voulaient pas alors du « smic jeunes ». Ils disent non au CPE dans les mêmes termes. La précarité est devenue au fil des années le mode d’entrée ordinaire dans le monde du travail. Avec le CPE, une étape supplémentaire est franchie car ce nouveau contrat reconnaît officiellement une précarité qui s’est déjà installée dans la pratique.

Il faut en moyenne une bonne dizaine d’années avant d’atteindre ce précieux sésame que représente le CDI. Les jeunes vont de stage en stage puis de stage en CDD… D’où le récent mouvement de rébellion des stagiaires. En 1994, ces derniers étaient relativement épargnés. Aujourd’hui, même ceux qui ont bac + 6 éprouvent de grandes difficultés à décrocher un emploi. Le rapport au travail a certes bien changé. Les jeunes sont plus sensibles à la flexibilité. Ils n’envisagent pas d’exercer toute leur vie le même emploi dans la même entreprise. Mais il ne faut pas confondre cette flexibilité admise avec la précarité.

À cette aggravation de la précarité s’ajoute celle de la rémunération. Les écarts n’ont cessé de se creuser entre les aînés et les jeunes. En 1975, l’écart des revenus entre les 30 et les 50 ans était de 15 %. En 1995, cet écart atteignait 35 %. Les salaires des jeunes, à niveau de qualification égal, se sont tassés. On dit parfois que ce mouvement traduit une défiance à l’égard du monde professionnel. Lors des manifestations de ces jours-ci, on a en effet entendu des slogans contre le travail lui-même. Je ne pense pourtant pas qu’ils traduisent l’état d’esprit de la grande majorité de cette génération qui veut travailler, mais pas à n’importe quel prix. Les jeunes, depuis plusieurs décennies, n’envisagent pas une activité au vu de leurs seules capacités mais aussi de leur goût. »

La Croix : La jeunesse peut-elle se mobiliser au-delà de ses différences ?

Georges Felouzis, professeur de sociologie à l’université Bordeaux II (1) : « Il me semble peu probable que la jeunesse dans son ensemble se fédère autour du contrat première embauche. En France, à l’image de la société, la jeunesse est fragmentée. D’un côté, on trouve celle des universités, potentiellement diplômée, qui lutte actuellement contre le CPE. Ces étudiants bénéficient d’une visibilité sociale, ils ont une capacité collective à s’organiser et à se faire entendre. De l’autre, et notamment dans les cités, vit une jeunesse plus précaire, faiblement diplômée, qui éprouve de grandes difficultés à accéder à l’emploi. Durant la crise des banlieues, à l’automne dernier, il n’est pas anodin que l’on ait parlé de “révolte” et non de “mouvement social” : cette jeunesse n’avait ni relais organisationnel pour traduire ses revendications, ni représentation politique. De façon un peu schématique, nous avons là deux jeunesses, qui peuvent difficilement s’agréger autour d’un même combat.

Cela, évidemment, n’empêche pas les étudiants anti-CPE de se réclamer de la jeunesse tout entière, afin de légitimer leur combat. Mais on se situe dans l’ordre du discours. En réalité, le mouvement contre le contrat première embauche n’est pas plus fédérateur que ne le fut la crise des banlieues. D’autant que ces deux jeunesses ont des intérêts divergents sur la question. Ceux qui manifestent aujourd’hui – pour beaucoup étudiants en fac de lettres – seront diplômés à 23, 24 ans, voire plus et ont pour modèle l’emploi public. Ils n’ont guère d’avantages à retirer du CPE et défendent le contrat à durée indéterminée (CDI) auquel ils peuvent prétendre. Rien de comparable avec la situation des jeunes de banlieue. Pour beaucoup, le « CDI pour tous » veut plutôt dire : pas d’emploi du tout. Pas ou peu qualifiés, sans réseau, ils peuvent avoir intérêt à un contrat plus souple, même si rien, à l’heure actuelle, ne garantit son efficacité.

Une dernière réflexion, toutefois : pour gagner son combat, la jeunesse des universités n’a pas forcément besoin du soutien des banlieues.beaucoup, le « CDI pour tous » veut plutôt dire : pas d’emploi du tout. Pas ou peu qualifiés, sans réseau, ils peuvent avoir intérêt à un contrat plus souple, même si rien, à l’heure actuelle, ne garantit son efficacité.

Une dernière réflexion, toutefois : pour gagner son combat, la jeunesse des universités n’a pas forcément besoin du soutien des banlieues. Elle se suffit à elle-même, forte d’une vraie capacité à mobiliser. Ce qui en dit long sur la crise de représentation politique qui frappe notre société en général. »

La Croix : Les jeunes sont-ils moins individualistes qu’on ne le pensait ?

Bernard Roudet, sociologue à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (2) : « Il faut parler d’individualisation plutôt que d’individualisme. L’individualisme renvoie à une attitude qui pourrait s’exprimer comme suit : “Je ne pense qu’à moi et je suis prêt à marcher sur les pieds des autres pour arriver.” Ce n’est pas le cas de cette génération. Mais elle a tendance à faire des choix et à affirmer ses valeurs en dehors de ce que pourraient vouloir leur imposer les institutions traditionnelles que sont la famille, l’école, l’Église ou les organisations politiques. De ce point de vue, on assiste, c’est vrai, à une certaine déconnexion intergénérationnelle.

Cela ne veut pas dire pour autant que les jeunes ne sont pas engagés et qu’ils n’ont pas une forme de conscience collective. Leur prise de distance avec le monde politique les a rendus paradoxalement souvent plus compétents sur les grands problèmes de société et de relations internationales. Mais leur système de valeurs est plus hétérogène et leur engagement prend des formes différentes. Ce n’est plus un engagement à long terme fondé sur la défense d’un idéal. Il est plus ponctuel, plus axé sur un projet particulier, et prend une forme essentiellement protestataire avec une recherche d’efficacité immédiate. On l’observe depuis 1986. Ce type de mouvement resurgit régulièrement, tous les trois ou quatre ans, ces dernières années avec les manifestations contre Le Pen en 2002 ou plus récemment, contre la réforme du bac.

La mobilisation contre le CPE a ceci de particulier qu’elle témoigne d’une inquiétude forte à l’égard de l’avenir. De fait, les enquêtes auprès des jeunes montrent qu’ils ont plutôt confiance en eux et en leur propre avenir, mais sont inquiets sur le devenir de la société, et c’est sans doute ce qu’ils veulent exprimer aujourd’hui. La nouveauté me semble par ailleurs résider dans les débats entre étudiants sur les modalités d’action, avec une opposition forte au blocage des cours, y compris parmi ceux qui sont contre le CPE . Cela donne le sentiment que ce mouvement, qui a connu un départ laborieux, est davantage porté par un petit noyau de militants que les précédents. »

Recueilli par Bernard GORCE, Marine LAMOUREUX et Céline ROUDEN

(1) Coauteur avec Olivier Galland de Les jeunes Européens et leurs valeurs, 2005, Éd. La Découverte
(2) Dernier ouvrage paru : L’apartheid scolaire, Paris, Éd. du Seuil, 2005 (avec Françoise Liot et Joëlle Perroton)

 

 

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