| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Bonjour,
Voici des nouvelles de Crescendo 7.
Ci-dessous une chronique dans Nouvelle Vague:
Voir : http://www.nouvelle-vague.com/chronique.php?chronique_id=2226&type=total_local
Vous souhaitant bonne reception, recevez nos cordiales salutations.
Jean-Pierre Chauvin, éducateur à l’Eau Vive,
Corinne Laurent pour Alain Ortega, Jean-François Boulade,
Crescendo et Musikovent.
Voir : www.musikovent.org/crescendo/
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
La CSF réclame une politique de prévention cohérente
Communiqué de presse Paris, le 27 avril 2009
La Confédération Syndicale des Familles tient à réagir aux récents propos de Nicolas Sarkozy sur la lutte contre la délinquance. En pleine crise économique et sociale et à quelques semaines des élections européennes, le Président de la République tente de renouer avec le discours sécuritaire qui a fait son succès il y a quelques années, laissant croire qu’il maîtrise la situation.
La CSF, forte de sa présence dans les quartiers, est bien placée pour connaître les tensions qui existent sur certains territoires et qui, dans certains cas, sont en train de s’aggraver. Depuis des années, nous attirons l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité d’une véritable politique de prévention au plus près du terrain. À l’inverse de cette logique, l’État s’emploie à mettre à mal tous les outils de la prévention : suppression de la police de proximité, remise en cause du travail social, réduction du soutien aux associations de terrain…
Dans le même temps, il fait le choix de réformes qui contribuent à développer « l’insécurité sociale » : précarisation des salariés, insuffisante revalorisation des aides sociales, mise à mal des services publics, réformes aux effets désastreux dans les domaines de la santé, de la justice ou de l’éducation…
À la place d’une politique de la peur, nous attendons du gouvernement une politique qui agisse sur les causes. Nous exigeons une politique de prévention volontariste, qui mise non pas sur la répression, mais sur l’éducation, la jeunesse, l’accompagnement des parents, les associations d’éducation populaire et tout ce qui peut contribuer à un « mieux vivre ensemble ».
Contact presse : Jean-Baptiste Willaume - 01.44.89.86.80 - jbwillaume@la-csf.org CP n° 15
La Confédération Syndicale des Familles
Une force pour mieux vivre
53 rue Riquet 75019 PARIS - ' 01.44.89.86.80 - 7 01.40.35.29.52
Site Internet : http://la-csf.org - e-mail : contact@la-csf.org
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
Entendu le 17 mars dernier par la commission parlementaire qui travaille sur les violences intraconjugales faites aux femmes le Dr Berger s’est voulu iconoclaste et décoiffant et il l’a été. Ainsi n’a-t-il pas soutenu que la France à l’instar du Québec pourrait gagner à se doter de « structures contenantes », entendre centres éducatifs fermés, qui accueilleraient les enfants violents dès 6 ans ? Argumentant sur le fait qu’il croise nombre et de plus en plus d’enfants qui dès 11 ans commettent des viols - au sens classique du terme, c’est-à- dire des pénétrations - il argumente sur le fait que ce serait une erreurde ne pas pouvoir les poursuivre pénalement avant 13 ans voire de les incarcérer pour certains d’entre eux au moins. Il vise le rapport Varinard remis à Mme Dati le 3 décembre 2008 et la polémique qui s’en est suivie sur l’incarcération à 12 ou 13 ans, Etc.Nombre de ceux qui ont vu la vidéo de cette audition ont été surpris, sinon choqués, que partant des violences faites aux femmes on débouche sur l’incarcération des enfants à 12 ans et leur enfermement en centres éducatifs fermés à 6 ans.De fait le raccourci est saisissant et réel.
J’invite chacun à se rendre sur le site de l’Assemblée nationale pour apprécier de visu quitte à s’armer d’une bonne dose de sens critique. J’avoue avoir été singulièrement dérouté et tout en voulant réagir rapidement après ce visonnage j’ai quand même pris quelques heures pour digérer.Essayons d’être objectif pour ne pas hurler avec les loups pour le principe. Ce serait facile tellement les positions sont excessives.On connait la haine que voue le Dr Berger aux magistrats, aux juges des enfants jusqu’ici et désormais apparemment aux juges aux affaires familiales, à l’institution judiciaire – il ne serait plus expert judiciaire -et aux parlementaires qui n’ont pas su le suivre, ni rédiger en français son amendement sur l’intérêt de l’enfant. Il faut pourtant s’arrêter aux arguments développés et raisonner sachant que sur de nombreux points on peut aussi être en accord. Là est d’ailleurs le piège.
Ainsi quand il démontre que les enfants témoins de violences intraconjugales, a fortiori si l’un de leurs parents en est spécialement victime, sont fondamentalement choqués et traumatisés. Autant l’hémoglobine déversée à la télévision peut glisser sur l’enfant comme de l’eau sur les plumes d’un canard autant des violences physiques comme psychologiques dans l’univers familial censé être un havre de paix et baigné dans un cocon protecteur peuvent le marquer et le déstabiliser dans son rapport aux adultes et à l’autorité.De même on ne peut que suivre le bon docteur quand il explique que nous souffrons aujourd’hui d’un manque de prise en compte de l’enfance. « Nous n’arrivons pas à penser l’enfance et notamment le besoin de protection affective ». Oui, nos lois ne sont pas centrées sur les enfants. C’est tellement vrai qu’a DEI-France nous proposons d’inverser la logique des choses en partant de l’identification des besoins des enfants (l’enfant n’est pas un danger mais une richesse, arrêtons devoir les enfants à travers des dysfonctionnements) en avançant une loi POUR le bien être des enfants. Cette démarche pro-active est de nature à changer le regard sur les enfants. Elle est encore dans les tiroirs. Je demanderai au Dr Berger de la relayer.
Comment ne pas être d’accord sur le fait que ces enfants victimes directes ou indirectes pourront demain, voire très tôt, être eux-mêmes des agresseurs ?J’entends aussi que les jeunes agresseurs sexuels peuvent ne pas réaliser ce que leurs victimes supportent. Ils effacent leur acte de leur mémoire tandis que la victime ne l’efface pas relève le Dr Berger. Certes mais est-ce le propre des jeunes agresseurs sexuels ? Notre pédopsychiatre à la mémoire courte et champ de vision étroit.
Je vais même plus loin en entendant comme le dit le Dr Berger que certains personnes ont besoin d’une structure contenante pour être enfin rassurées, pouvoir se poser et enclencher un travail sur elles-mêmes et leur relations aux autres. Je fais partie de ceux qui ont appelé des 1995 la justice des enfants à se se doter de structures éducatives contenantes, mais ouvertes. La différence est de taille. « Des hommes plutôt que des murs » écrivons-nous alors.Alors qu’est-ce qui fait ce malaise ressenti à suivre Maurice Berger ?On peut s’interroger sur le fait qu’il se flatte d’être quasiment seul à penser et dire ce qu’il dit en avançant des études, souvent nord américaines qui pour ce que j’en ai entendu me semble relever souvent plus du scientisme que de la science. Il aurait été intéressant de voir les assertions avancées par le Dr Berger passées au sens critique de ses pairs. Faute de cette vision en relief il est plus difficile de démonter son discours qui, tout logiquement, a une grande cohérence. On aimerait échanger avec le Dr Berger, mais jusqu’il a refusé tout débat et donc la confrontation de la contradiction.
On peut lui reprocher son côté péremptoire et ses généralisations comme d’affirmer une « baisse des compétences maternelles » (sic) l’observation étant faites sur des jeunes femmes accueillies avec leur enfant en centre maternel (là encore science ou scientisme ?) A partir des constats fait dans sa clinique il en déduit des lois et surtout des réponses valables pour tous comme par exemple sa condamnation de l’exercice alterné de l’autorité parentale. Il en oublie que dans cet exercice alterné des enfants s’y retrouvent bien, avec deux parents égaux dans leurs responsabilités. Le dr Berger ne raisonne que par rapport à l’hypothèse d’un parent maltraitant et il veut interdire l’exercice alterné pour tous les jeunes enfants. Comme si nous condamnions l’usage du crayon noir pour privilégier l’ordinateur : tout dépend de ce que l’on veut écrire. Une technique médicale ou juridique n’est qu’une technique. L’exercice alterné de l’autorité parentale n’est qu’une technique, adaptée dans certains cas à certaines situations, mais pas à toutes qui a émergé en 1974-76 pour répondre aux attentes de certaines familles avant d’être légalisée.Je concède au Dr Berger que parfois l’intérêt des adultes dans cette pratique l’emporte que celui des enfants ; il revient aux magistrats d’être vigilants mais la loi ne doit pas régresser.
De fait aussi les magistrats répugnent à user du concept de l’intérêt de l’enfant qui est un concept bonne conscience à géométrie variable. L’approche par les besoins de l’enfant qui peuvent varier d’un enfant à l’autre et d’une période l’autre apparait plus opérante. Je peux témoigner de nombre de mauvais coups portés aux enfants au nom de son intérêt. D’ailleurs – et Pierre Verdier en a fait d’une démonstration éblouissante dans la RAJS-JDJ- chaque fois que l’on évoque l’intérêt de l’enfant dans la loi, c’est pour porter atteinte à ses droits. C’est ainsi qu’au nom de son intérêt on peut le placer plus de 2 ans sans qu’il y ait de débat judiciaire ( le Dr Berger n’y est pas pour rien dans cette regression), ne pas l’entendre personnellement, cacher son lieu d’accueil, etc. On ne donnera jamais un contenu objectif à ce concept ; en revanche une approche procédurale peut amener à vérifier que l’on a bien pris en compte la personne de l’enfant dans ses droits quitte à ajouter qu’en cas de conflits ses droits doivent l’emporter sur d’autres enjeu : ainsi un enfant ale droit de connaitre son histoire même si ses parents s’y opposent..Notre psychiatre se targue de savoir repérer les bons parents et les mauvais parents pour l’enfant et il avance pour cela des tests et des critères. Il n’hésite pas à faire une démonstration aux parlementaires. Mais comment ce fait-il comme il s’en flatte que, depuis 35 années ou plus, ces pratiques n’aient pas réussi à entrainer avec lui ses pairs et par-delà eux les autres professionnels de l’enfance. Manque de diplomatie ou assertions non fondées ?
En d’autres termes, on ne peut pas ne pas être d’accord avec les objectifs énoncés ; on
adhère aux référence avancées come la convention internationale sur les droits de l’enfant, on partage l’énoncé des missions allouées aux parents, notamment sécuriser l’enfant, on est pris
aux tripes par l’ignoble des cas qu’il avance à l’appui de sa démonstration. Mais on ne sait pas si les méthodes qu’il développe sont performantes ou pas et on ne peut que s’inquiéter de le voir
appliquer à tous ses analyses qui sont faites uniquement sur les trains qui n’arrivent pas à l’heure quand la vie est fort heureusement bien plus complexe qu’il ne l’énonce.
Souvent victime de ses propres excès de langage et de ses anathèmes, la justice n’étant pas la seule visée, il se place alors aisément en position de martyr tout en avançant qu’il réussi à faire
partiellement la loi. Il revendique ainsi d’avoir influencé les parlementaires du 5 mars 2007 pour mettre en exergue l’intérêt de l’enfant. En tout cas, je peux témoigner qu’il est le seul à
avoir refusé, sollicité par Claude Roméo et moi-même, de signer l’Appel des 100 pour rénover la loi sur la protection de l’enfance qui est à l’origine de la loi du 5 mars 2007. A jouer solitaire
on s’exclue aussi.
Comme l’avançait voici 4-5 ans le journal spécialisé les ASH autour des propos très critiques du Dr Berger sur la faillite du dispositif français de protection de l’enfance , on peut être un praticien, mais ne pas avoir la carrure de faire la loi au plan national.Dépassons la polémique on ne peut qu’avoir froid dans le dos à entendre ce que le bon dr de Saint Etienne nous suggère. Quelque part, quitte à caricaturer le propos, quand un enfant pose des problèmes il faut le retirer de son milieu, le mettre dans un lieu clos compris dès 6 ans et le traiter. C’est l’individu et l’individu seul traité, dans un milieu sain, car clos, puis transféré dans une autre famille, pourquoi pas par l’adoption après rupture du lien de filiation initial. Hors cette solution point de salut. Si l’enfant commet des délits sexuels il faut le poursuivre pénalement et le condamner à être incarcérer quitte à ce qu’en prison il y ait des psychologues et des psychiatres. Va-t-on légiférer pour les délinquants sexuels de 11 ans ou pour les enfants en général ?A ceux qui seraient tentés de négliger l’impact de ses analyses je rappellerai que la commission Varinard sur la réforme du droit pénal des enfants qualifiés désormais de mineurs invite les maires de se doter de structures contenantes pour «accueilir» les enfants de moins de 12 ans qui ne seraient pas poursuivis. Le Dr Berger est passé par là et le revendique.
Au risque de choquer je dirai que la justice rendue pas des magistrats sans contrôle peut être contestable et souffrir nombre de défaillances, mais que la régulation sociale à la seule main de certains psychiatres revêtus de leur certitudes et sans recul peut être redoutable.Le débat sur la reforme de l’ordonnance de 1945 s’annonce rude mais pas désespérée. Valérie Pecresse, alors parlementaire et rapporteuse de la Commission sur la famille et les droits de l’enfant, me confiait combien nombre de parlementaires avaient dans un premier temps été séduits par le discours du Dr Berger – il avait rédigé une proposition de loi très révolutionnaire pour Mme Martinez - avant de prendre du recul devant ses excès.
A juste titre.Dans l’intérêt bien compris des enfants de France.
Jean-Pierre Rosenczveig
Commentaires |
1. Vous avez heureusement une vue assez large du problème.Si Berger a toujours soutenu de manière tranchée et quelquefois même provoquante des positions dures,il a tout de même eu le mérite depuis longtemps de remettre en cause ce qui était auparavant le dogme du bien fondé du maintien systématique des relations parents -enfant .
2. Merci de votre point de vue sur les réflexions du Dr Berger. Mais il y a quelques inexactitudes que je me permets
de compléter :
- protéger un enfant, impose parfois de prendre des décisions défavorables à sa famille d’origine. Dr Berger n’est pas le seul à dire que nous n’avons (pratiquement) jamais le courage, en France,
de déchoir définitivement une famille terriblement maltraitante, pour permettre à un enfant de grandir dans une famille saine. Etre élevé dans des conditions de respect, et d’affection ce ne
serait pas un droit pour tout enfant ?
- les critères d’évaluation des compétences parentales sont certes très durs, mais ils apportent une rigueur inconnue des professionnels qui ont habituellement la responsabilité de ce genre
d’évaluations.
- vous devez savoir que la non reconnaissance par les professionnels du secteur social des travaux du Dr berger, est lié à l’ouvrage “Echec de la protection de l’enfance” dans lequel il dénonce
les insuffisances dramatique du système français. La plupart m’ont directement dit qu’après avoir lu son livre, il l’avait vécu comme une attaque personnelle, déniant leurs engagements et allant
à l’encontre de leurs convictions.
- Concernant l’ouverture des structures, je souscris à votre principe, mais ayant travaillé dans différents services, je constate qu’il n’est jamais possible de l’appliquer. Les soignants ou les
éducateurs ne peuvent faire rempart en permanence contre les tentatives de fugues. Alors les portes se referment dès que le médecin chef tourne le dos, les patients sont mis abusivement en
chambre d’isolement, et les personnels encadrant soumis à tant d’exigences et de culpabilité à devoir « enfermer » en deviennent aigris, et incapable d’empathie.
Aujourd’hui dans les foyers d’urgence de mon département, les enfants les plus sains profitent de l’ouverture des portes pour fuguer, car du fait de cette même ouverture, les enfants les plus
malmenés par la vie, fuguent tout les soirs pour « aller faire la fête » : s’alcooliser, consommer des stupéfiants (artane, cannabis au mieux), avoir des relations sexuelles non protégées et
souvent contre rétribution (en cachets).
Comme nous préférerions avoir « des hommes plutôt que des murs » mais la politique actuelle ne va pas dans le sens d’une augmentation des personnels…
- Enfin il me semble le Dr Berger n’est pas un scientiste nord-américain, mais un psychanalyste français.
Peut-être vos justes principes et la réalité du terrain pourraient trouver à s’accorder pour élaborer ensemble des propositions.
Respectueusement,
Dr Vincent LAGARD
Psychiatre, responsable d’un service de psychiatrie infanto-juvénile.
vincent.lagard@chr-reunion.fr
3. Ce n’est pas parce que l’on a le titre de Docteur donc les diplômes, que l’on est un saint
Certains psychanalystes psychiatres et même psychologues peuvent faire plus de dégâts psychiques
dans certaines situations pseudo juridiques ou juridiques,
et de toute manière les médecins du domaine médical, de la santé dit mentale ne sont pas des juges pour mettre en l’occurence des enfants en prison.
Les adultes sont très vicieux quand il s’agit de juger des mineurs.
4. Les effets de balancier,une fois de plus Après la guerre de 40 la solution a ce type de problème c’était le retrait systématique de l’enfant du milieu familial Depuis les années 70 application du principe du maintien du liens familial a tout pris On devrait pouvoir tirer leçon de ces deux extrêmes,et maintenir le balancier en un juste milieu Il y a des cas possible d’action éducative en milieu ouvert et d’autres qui ne peuvent que conduire a des échecs répétés Les équipes éducatives et sociales s’épuisent a mettre un maximum de moyens sur des cas désespérés au détriment des autres Le renoncement clair et responsable n’étant pas possible car hautement critiqués,il ne reste plus que l’épuisement,le burn out des équipes et la casse des jeunes
5. Quand vous dites des hommes, mais pas des murs, y-a-t-il assez d’homme pour s’occuper de ces enfants ? De plus, un enfant de 11 ans capables de viols a clairement besoin d’un recadrage. Pourquoi fermer la porte à un enfermement ? Le principal danger serait de faire se cotoyer ces enfants avec des adultes endurcis, mais l’enfermement en lui même n’est pas la mort…
6. C’est sûre les prisons ou les camps d’enfermement ne sont point des camps de concentration ou de baraques de travail obligatoire, les femmes d’un côté . les hommes de l’autre côté . et les enfants au milieu qui trinquent ?
7.
Et il sera enfermé avec des enfants comme lui. Bonjour la “surcontamination”. Ne parlons pas de ce qu’il pourra subir de la part de certains “éducateurs”…
Tout doit être fait pour que la rééducation soit faite en milieu le plus ouvert possible
JPR écrit : “Si l’enfant commet des délits sexuels il faut le poursuivre pénalement et le condamner à être incarcérer quitte à ce qu’en prison il y ait des psychologues et des psychiatres” ?
Attention ! Pas “quitte à” mais “à condition qu’en prison il y ait des psychologue, des psychiatres” et de façon générale de adultes qui allient recadrement, respect et capacité à redonner à ces enfants brisés le minimum d’estime de soir pour repartir dans la vie.
8. UN CERCLE TRES VICIEUX : tous les enfants mîment EN BIEN comme en MAL ! sans comprendre (suivant l’âge) les conséquences bienveillantes ou malveillantes. Exemple : un mineur qui viol un autre mineur a bien souvent reproduit des gestes, des comportements d’autres en l’occurence des adultes (tous âges).
9. Et c’est bien connu et reconnu : on viol aussi dans les prisons.
10. J’avais entendu (vers 2000- 2005) un compte rendu de réunion où un psychiatre canadien parlait d’enfants de 12 ans qui faisaient des attouchements ou violaient des plus petits. ll insistait sur le fait que beaucoup de ces enfants avaient en fait besoin qu’on leur remette les pendules à l’heure : c’est à dire qu’un adulte leur dise clairement ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, ce qui est permis, ce qui n’est pas permis car dans la jungle de tout ce qu’ils voient autour d’eux, y compris TV ou films dont les films porno, personne n’a jamais pris le temps de leur parler, de leur parler, entre autre, de respect dans les relations, sexuelles ou autres. Dire que personne n’a à faire à quelqu’un ce qu’il ne désire pas, au besoin rappeler la loi.
Partir des besoins de l’enfant…. Il y a beaucoup à faire…
Qu’ont-ils vu ou subi ceux qui reproduisent? En santé scolaire en équipe éducative en croisant les
regards des divers adultes apparaissent des choses qui peuvent être reprises, le besoin d’éducatif d’un petit de 5 ou 6 ans qui est un “dur ” (mais derrière il y a tant d’angoisse… ), ses
colères, son intolérance à la frustration… il est gouverné par le principe de plaisir.
Il y a un long travail à faire avec le ou les parents, les enseignants, le RASED, les CMP ou CMPP, les services sociaux, parfois les éducateurs justice… pour essayer de lui montrer qu’on peut
fonctionner autrement, convaincre la famille des bienfaits d’un sport bien encadré, trouver les financements pour aider à payer… redonner confiance aux (ou au ) parents…
Il y a aussi des parents dont on se demande qui est le parent qui est l’enfant, il y a les familles
monoparentales où l’enfant est en fusion avec le parent… il y a les familles où c’est plus le parent qui a besoin d’aide, de thérapie que l’enfant…. etc…
et c’est un travail de longue haleine pour essayer de faire avancer les choses.
C’est bien autre chose que le tout répressif.
Les enfants en difficulté ne manquent pas. Une chose redoutable est de faire apparaître les difficultés en oubliant de montrer le positif.
Il y a les enfants qui sont orientés vers les établissements fermés, qui ont épuisé les ressources de
l’éducation nationale, mais il y a aussi ceux qui après plusieurs années dans ces établissements ont un projet de réintégration scolaire…
C’est beaucoup de temps passé mais il y a des réussites parce qu’il y a des hommes et des femmes qui essayent avec l’enfant, autour de l’enfant, avec la famille, autour de la famille…
11. Là où il y a des enfants : il y a des pédophiles (et des femmes aussi ou complices).
Des médecins maltraitants, des infirmières malveillantes, etc ne point idéaliser non plus.
12. annie: “UN CERCLE TRES VICIEUX : tous les enfants mîment EN BIEN comme en MAL ! sans comprendre (suivant l’âge)
les conséquences bienveillantes ou malveillantes. Exemple : un mineur qui viol un autre mineur a bien souvent reproduit des gestes, des comportements d’autres en l’occurence des adultes (tous
âges).”
+1000000.
13. QUAND ON AIME : ON NE COMPTE PAS
MERCI MONSIEUR LE JUGE POUR VOTRE ECRITURE : POUR LES MYOPES LES PRESBITES LES ASTIGMATES ETC
BONNE JOURNEE TOUS
14. Dans tous ces débats, ce qui est à déplorer c’est le manque de réseau. Chacun s’en mettant pleins les pattes et n’avançant que des critiques (non constructives tant qu’à faire !!). Aujourd’hui, je pense que la France est suffisamment “armée” pédagogiquement, psychanalytiquement, judiciairement, …. pour comprendre ce qu’est un enfant, ce qu’il peut devenir et ce dont il a besoin. Mais peut-on se poser la question de ce que l’on fait pour tous les adultes en devenir d’être parent, qu’on arrête, qu’on juge, qu’on critique une fois que le mal est fait…. Allons-nous une bonne fois pour toute mettre toute la puissance nécessaire dans la prévention et être auprès des parents qui ont en effet, trainés durant toute leur enfance les maltraitances, les manques, les non repères et qui d’une certaine manière vont élever leurs propres enfants avec le peu de capacités ou compétences parentales qu’ils auront réussi ou non à s’approprier seuls en général. Je ne suis pas pour la séparation à tout prix (on a vu les dégâts il y a 30/20 ans quand les enfants partaient semaines et W.E en famille d’accueil ou établissements…) ni pour du maintien au nom de croire au moindre lien. Je suis favorable à une réelle technicité d’observation des professionnels (que j’encadre aujourd’hui) et une évaluation la plus fine qui se doit pour exprimer dans sa plus juste valeur les liens existants et les capacités à protéger l’enfant dans ses besoins vitaux. Je dis aussi attention à la dérive de vouloir séparer l’enfant dès qu’un parent va lever la voix ou avoir manqué une fois à son devoir. J’aimerais savoir qui dans tous les professionnels du monde social, médical, éducatif, est un parent sans reproche ?? !!!! Merci en tout cas à JPR d’éveiller les consciences de chacun et de permettre à poursuivre à la réflexion plutôt que de se reposer sur nos lauriers…
15. Le Dr Maurice Berger toujours conforme à lui-même, sous son aire de scientifique précieux et sérieux, il pousse son idéologie castratrice et omniscience.
Comme le souligne le juge Jean-Pierre Rosenczveig, le Dr Berger se place en opposant :
- aux magistrats,
- aux juges aux affaires familiales,
- à l’institution judiciaire,
- aux parlementaires
Mais surtout, le Dr Berger vient se placer en opposant de sa propre institution, conféré les livres qu’il publie, il fustige l’ASE et la politique Ministèrielle autour de l’”Enfant”.
C’est d’ailleurs l’argumentaire structurant du Dr Berger, aller vers les parlementaires, pour se
retourner contre sa propre institution et aller dire:
“”regarder comme la politique de l’”enfant” n’est pas bonne dans ce pays, moi Dr Berger, qui m’oppose à mon institution, je suis aller étudier tout ce qui est bon dans le monde, pour vous
démontrer comment je suis bon dans mon institut Belle-vue, à Clermont-Ferrand”"
Le discours est très bien profiler pour faire celui qui parlerait au nom du bon sens contre son institution. Une attitude tellement valorisante en France, qui tolère la contradiction de se faire vivement critiquer par celui qui en mange tous les jours à la soupe.
Le programme de Berger est celui-là (il a pu l’exprimer lors des divers interviews):
- pousser l’idée d’un diplôme de Super-psychiatre ne s’occupant que des très jeunes enfants
- subordonner les décisions des juges (pour les placements) aux conclusions d’un psychiatre
- se présenter comme celui qui pourrait mener des études nationales pour démontrer ce qu’il avance, et par la même en récupérer le financement.
On voit donc les psychiatres, pas forcement d’accord avec lui, poliment indiquer qu’il n’a pas tord
(voir plus haut l’exemple du psychiatre). Et à la différence des américains, les écoles françaises de psychiatrie sont tellement divisées, que leurs discours sont inaudibles, permettant à
n’importe quel individu de prendre la parole, au nom de sa seul science, en invoquant des études cliniques venues de très loin que personne de l’auditoire n’a pu analyser.
On voit les parlementaires se demander s’ils ne sont pas à coté de la plaque en “découvrant” tellement d’autres pays feraient mieux que la France.
Voilà pour la forme bien léchée du bon Dr Maurice Berger. Sur le fond, ses propos sont complètement
scandaleux.
On rappelle ici son obstination à combattre la résidence alternée : pour la défense “de la violence” et des “tous petits enfants”. Sauf que son texte prévoyait de l’interdire pour les moins de 7
ans.
On rappelle ici que le Dr Maurice Berger n’hésite à détourner les conclusions d’une étude scientifiques, pour la tourner en son avantage. A lire:
http://rsmq.cam.org/smq/santementale/article.php3?id_article=469
>> Issue de la Revue Santé mental au Québec, par Franciene Cyr:
Les professionnels qui s’opposent férocement à la résidence alternée particulièrement en bas âge (Berger, 2005 ; Phélip, 2006) citent constamment la fameuse étude empirique de Solomon et George
(1999) à l’appui de leur position. Ils ne rapportent toutefois que des conclusions partielles de l’étude… Or, ceux qui utilisent ces résultats pour condamner la garde partagée particulièrement en
bas âge, omettent de spécifier. que c’est le climat dans lequel s’effectue la transition, la sensibilité du parent à la détresse de l’enfant et sa capacité à le réconforter qui sont déterminantes
du type d’attachement observé chez ces enfants. Ces éléments additionnels viennent nuancer et mettre en contexte les conclusions retenues et citées par les opposants à la garde partagée.”
Pour tout dire, un professeur ne va pas aller se répandre qu’un autre professeur détourne des conclusions d’études scientifiques (politesse ou corporatisme).
Dans les exemples de cas extrêmes, en début d’interview de cette Mission parlementaire, il glisse cet exemple de : un enfant de 1 mois en garde alternée qui ferait un mois en France et un mois aux Etats-Unis.
Devant des pareils cas, montés en épingle, pour faire à l’existence d’une réalité sur laquelle le
législateur devrait agir, on a envie de dire:
hou hou, les parlementaires (les 4 qui étaient là), réveillez-vous, vous avez un “pipoteur” devant vous, qui tente de vous faire passer que ce nourrisson s’il existe, pourrait devenir un grand
délinquant, et qu’il ferait mieux d’être élever dans mon institution complètement fermé, tellement les parents, et sûrement un juge ne font pas leur travail.
Merci en effet, à JPR, de rester vigilant sur les travaux des parlementaires.
En ces temps, où une remarque présidentielle peut devenir un axe de recherche parlementaire, ce serait l’occasion pour les visions extrémistes de l’enfermement des enfants, du conditionnement en
institut des enfants difficiles, et autre politique concentrationnaire.
C’est sûr que dans un camps de concentration, les personnes étaient plutôt contenus dans leur expression de “barbarisme”.
PS: on n’a pas le tellement temps d’aborder, le rapprochement fait entre les “arabes” ou dans milieu
musulman et les enfants “barbares”. Le scientifique peut tout dire, puisque qu’il a la parole de la Science.
Quand la science s’invite dans les comportements de la vie humaine, c’est du scientisme. Et dans ce cas, cela correspond à une vision réactionnaire de la vie de famille.
PS2: le bon Dr Maurice Berger a raison de tenter, l’imposture ca peut passer en temps de
trouble.
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
La clinique pour adolescents est une structure psychiatrique qui prend en charge les 12-18 ans concernés par des épisodes de souffrance aigus. Son responsable, le Dr Gérard Shadili, estime que la dégradation du tissu social met en danger la santé d'une partie de la jeunesse dans le pays de Vannes.
Quelle est la mission de la clinique pour
adolescents?
Il s'agit d'une structure psychiatrique qui prend en charge les adolescents ayant besoin d'une
hospitalisation complète. Elle accueille des adolescents de 12 à 18 ans souffrant de dépression ou de troubles du comportement. Certains manifestent les premiers symptômes d'une schizophrénie.
D'autres viennent à la suite d'une tentative de suicide ou bien pour des troubles des conduites alimentaires. Il nous arrive aussi de nous occuper de jeunes patients victimes d'abus sexuels ou
bien d'auteurs de violences. Mais les troubles que nous constatons ne signifient pas forcément que l'adolescent souffre d'une pathologie psychiatrique. Nous les observons en les mettant en dehors
de ce qui leur pose problème. Notre rôle consiste notamment à affiner le diagnostic.
La violence de certains adolescents fait peur et suscite des interrogations. Quel regard
portez-vous sur elle?
Si la violence qu'ils manifestent relève de la psychiatrie, nous traitons la
pathologie psychiatrique dont souffre le sujet. Si le sujet est violent alors qu'il n'y a pas de raison environnementale ou psychiatrique pour l'expliquer, le problème est différent. On peut être
violent de façon calculée en rentrant vraiment dans la délinquance. Ces cas de figure nous concernent moins, même si on peut essayer d'accompagner les adolescents. Ici, nous croyons à la primauté
de l'éducatif sur le carcéral. Nous sommes contre l'orientation actuelle de la réforme de l'ordonnance de 1945. Il s'agit d'une régression majeure. L'incarcération des adolescents, cela ne marche
pas. À long terme, le suivi éducatif est nettement plus économique que l'enfermement. Bien sûr, on ne réussira pas à 100%. Mais quelques échecs ne doivent pas masquer les réussites. Les gamins
d'une grande violence, c'est très rare. Certains enfants pris en charge ici ont pu tenir par la suite grâce au suivi éducatif engagé. Nous sommes des militants de la prise de risque pour
accompagner les adolescents, avec les éducateurs, les parents, les professeurs, les médecins traitants... Il est important de travailler en réseau. Les jeunes sont notre avenir, qu'ils soient
délinquants ou pas.
Comment expliquez-vous les manifestations violentes de certains
adolescents?
D'abord par la dégradation du milieu social. On la constate tous les jours ici.Beaucoup
de délinquants sont des jeunes en souffrance et on n'a pas entendu leur souffrance. Plus de 50% des enfants accueillis ici vivent une situation de désorganisation familiale. Beaucoup sont en
foyers. Leurs familles sont en grande difficulté. La situation sociale du pays de Vannes s'est dégradée, comme celle d'autres régions. Ces adolescents sont dans une crise d'adolescence en même
temps que les parents sont dans une crise du milieu de vie. Ils perdent leurs repères. Ce sont principalement des garçons qui n'arrivent pas, puisqu'ils se sont retirés du champ social, à trouver
des mentors, des professeurs... La fonction paternelle est en danger dans ce qu'elle comporte de positif. Le père, c'est la loi symbolique et il n'existe que lorsque la mère le place dans ce
rôle. Si on se situe dans une séparation violente, la mère ne mettra pas le père dans une représentation symbolique et elle va confondre les rôles: confondre le drame qu'elle vit avec un homme en
y associant la fonction parentale. C'est profondément dévastateur. Mais ce ne sont pas les divorces qui entraînent cela car on peut être un très bon père malgré un divorce.
La jeunesse vannetaise échappe-t-elle aux phénomènes de
toxicomanie?
«Vannes charmante petite ville bourgeoise», entend-on souvent dire. Mais Vannes a les
mêmes problèmes qu'ailleurs! Quand je suis arrivé de Rennes il y a dix ans, les responsables locaux m'ont dit: «Ici, il n'y a pas de problèmes de toxicomanie». C'était le discours ambiant des
autorités, des politiques, de certains juges, de la police, sauf la brigade des mineurs. Je ne pensais pas qu'il y avait une telle consommation récréative de cannabis sur cette ville. À Vannes,
un adolescent sur deux consomme du cannabis, au moins de manière récréative et occasionnelle.
Quels liens établissez-vous entre la consommation de cannabis et l'apparition de pathologies
psychiatriques chez les adolescents?
En pédopsychiatrie, vous ne pouvez pas traiter les problèmes du
cannabis à 12 ans si vous ne traitez pas les problèmes de développement. Tout se joue très tôt, mais tout est rattrapable. En fonction des conditions environnementales, le sujet peut devenir
toxicomane, mais en modifiant les composantes environnementales, on peut éviter qu'il le devienne ou faire en sorte qu'il ne le soit plus. Nous les voyons consommer dès l'âge de 12ans et à partir
de là, nous évaluons la situation. Nous préparons le terrain pour nos collègues adultes. Et c'est là où l'exigence est majeure. De notre qualité de prise en charge dépend l'avenir. C'est une
lourde responsabilité à assumer pour les pédopsychiatres. Il existe un grave problème d'information en France car celle-ci ne s'inscrit pas dans la durée. On fait une campagne pendant trois mois
et on arrête. La seule façon d'être efficace, c'est de la maintenir dans le temps comme on l'a fait pour le tabac. Il ne suffit pas d'informer pour réussir la prévention, mais si on ne le fait
pas... Jean-François Colleter
&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&
Derniers Commentaires